Chimio-embolisation hépatique (TACE)
Injection de chimiothérapie directement dans les artères qui nourrissent la tumeur hépatique, combinée à l'obstruction de ces artères pour concentrer et prolonger l'effet du traitement.
Les informations ci-dessous sont fournies à titre purement informatif et éducatif. Elles décrivent l'intervention de manière générale et ne s'appliquent pas nécessairement à votre situation personnelle. Seul votre radiologue interventionnel pourra vous fournir des informations personnalisées et adaptées à votre cas.
En quoi consiste cette intervention ?
Contexte et indications
La chimio-embolisation est principalement proposée pour traiter le carcinome hépatocellulaire (cancer primitif du foie) à un stade intermédiaire, ou certaines métastases hépatiques. Elle est indiquée lorsque la chirurgie ou la transplantation ne sont pas possibles.
Bénéfices
En concentrant la chimiothérapie directement dans la tumeur et en coupant son apport sanguin, ce traitement est plus efficace et mieux toléré qu'une chimiothérapie classique par voie intraveineuse. Il peut ralentir la progression de la maladie et parfois réduire significativement la taille de la tumeur.
Déroulement
Sous anesthésie locale et sédation, un cathéter est introduit par l'artère fémorale (pli de l'aine) ou radiale (poignet) et guidé jusqu'aux artères hépatiques qui alimentent la tumeur. Le radiologue injecte alors un mélange de chimiothérapie et de particules d'embolisation. L'intervention dure environ 1 à 2 heures.
Risques
Le « syndrome post-embolisation » est fréquent dans les jours suivants : douleurs abdominales, nausées, fièvre modérée et fatigue. Des complications plus rares incluent un abcès hépatique, une insuffisance hépatique ou une atteinte de la vésicule biliaire.
Suites et suivi
Une hospitalisation de 1 à 3 nuits est habituelle. Un scanner ou une IRM est réalisé 4 à 8 semaines après pour évaluer la réponse tumorale. Plusieurs séances peuvent être nécessaires, espacées de 6 à 8 semaines.
Modalités pratiques
L'intervention est réalisée sous anesthésie locale. Une hospitalisation de 1 à 3 nuits est habituellement prévue.
Ces informations ne remplacent pas une consultation médicale. Chaque intervention est adaptée à la situation individuelle du patient. Votre médecin vous expliquera les détails spécifiques, les bénéfices attendus et les risques potentiels lors de votre consultation.
Médecins et centres/services pratiquant cette intervention
3 médecins
Dr Vincent DUROUS
Radiologue interventionnel
Dr Alexandre NéROT
Radiologue interventionnelArgonay
Dr Nicolas VILLARD
Radiologue interventionnelLausanne